Qu'est-ce que l’automatisation d'un entrepôt logistique ?

Les Hommes cherchent à optimiser le travail humain grâce aux machines depuis plus de 3 siècles. 3 étapes technologiques se sont succédé, et se superposent depuis lors, dans l’Histoire industrielle. Après avoir dédié un article au concept de mécanisation (insérer le lien de l’article une fois en ligne), nous nous intéresserons ici à l’automatisation avant de nous pencher sur la robotisation.

Apparue au milieu du vingtième siècle l’automatisation associe la mécanique à l’électronique (on parle alors de mécatronique) et ajoute à la mécanisation simple la notion de programmation pour « réaliser une suite répétitive de mouvements et d’actions, selon un ordre déterminé ».

En logistique, les équipements automatisés sont capables, non seulement de déplacer des charges, mais aussi d’en programmer les mouvements dans des séquences définies. Particulièrement efficaces, ces dispositifs sont cependant généralement construits pour une activité, un volume et une quantité de flux données et difficilement modifiables en cas d’évolution de l’activité de l’entreprise.

A mi-chemin entre les systèmes mécanisés et automatisés, on retrouve désormais également des dispositifs semi-automatisés : des équipements mécanisés, comme des chariots élévateurs, dotés de technologies supplémentaires leur permettant de fonctionner en mode manuel ou autonome.

Il existe 4 catégories de véhicules automatisés, classés selon leur fonction :

1. Les AGV (Automated Guided Vehicles) sont conçus pour le transport de charges standardisées. Le pilotage en mode manuel de ces engins n’est pas prévu, sauf lors de leur mise en place et à des fins de maintenance. Parmi eux, les AGV d’assemblage (Assembly AGV) sont des engins filoguidés encore plus spécifiques développés pour le déplacement à vitesse très réduite de caisses de véhicules dans les lignes d’assemblage.

2. Les AGC (Automated Guided Carts) sont également des engins filoguidés, mais beaucoup plus petits, dédiées au transport (porté ou tiré) de charges légères (moins d’une tonne.

3. Les AMR (Autonomous Mobile Robotics) sont eux aussi dédiés au transfert de charges légères, mais se distinguent par leur technologie de guidage sans fil enterré qui leur permet de suivre les chemins non balisés dans les ateliers, les entrepôts ou les hôpitaux, où ils transportent des caisses ou des étagères.

4. Les AGF (Automated Guided Forklifts) sont aussi appelés « AGV hybrides ». Il s’agit de chariots de manutention standards modifiés pour devenir autonomes. Ainsi, ils conservent un poste de conduite manuel qui permet à un cariste de reprendre la main à tout moment sur la machine. Tous les types de chariots peuvent être semi- automatisés et réaliser ainsi, de façon autonome ou en mode manuel, les tâches classiques d’un entrepôt, sans mettre en danger les opérateurs et les marchandises. Et si les cadences qu’ils autorisent sont inférieures à celles des solutions 100% automatisées et généralement également inférieures à celles obtenues avec des chariots manuels, ils offrent l’avantage d’être abordables, capables de s’intégrer facilement dans des process, des locaux et des flottes existants. Ils peuvent être déployés rapidement et progressivement dans l’entreprise, assurant ainsi des ROI courts (inférieurs à trois ans). Et surtout, ils bénéficient des avantages des chariots classiques, à commencer par leur entretien, lui aussi, « classique ».

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Mots-clé: Industrie 4.0, Automatisation, Mécanisation

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