Recharger ses chariots Li-Ion, en toute autarcie

Toyota Material Handling France

Publié le 13 décembre 2021 - 3 minutes de lecture

Maintenance , Manutention , Lithium-Ion

Recharger ses chariots Li-Ion, en toute autarcie | Toyota Material HandlingRéduire son empreinte carbone est devenu un mantra pour nombre d’entreprises. Dans le monde de la logistique, cela passe par l’acquisition de chariots électriques et de plus en plus souvent par l’adoption de la technologie Lithium-Ion. Et si, pour aller plus loin, le soleil devenait la source d’énergie principale pour recharger ces chariots ?

La consommation d’électricité dans le monde ne cesse de croître. Pour se chauffer, se rafraîchir, s’éclairer, se déplacer… Sur les sites industriels et logistiques, le besoin en électricité grandit également pour alimenter les parcs de chariots. L’idée est bien évidemment de décarboner sa consommation énergétique et d’atteindre le Graal de la neutralité carbone pour nombre d’entreprises. Mais le monde a-t-il la capacité de produire autant d’énergie électrique ? Combien de centrales nucléaires et d’éoliennes faudra-t-il construire pour satisfaire la demande ? Toyota Material Handling Europe a ainsi travaillé, en partenariat avec le cabinet de conseil Eneo Solutions, à l’installation d’un système de stockage stationnaire d’électricité issu du solaire, à partir de capteurs de toiture, associés à des batteries lithium-ion.

À Mjölby, en Suède, berceau de la marque, un premier site a été équipé. Fonctionnel depuis le mois de mai 2000, il produit pour l’instant 176 000 kWh/an. À terme, il produira suffisamment pour répondre aux besoins du bâtiment et pour alimenter les chariots Li-Ion qu’il abrite. Le choix de la technologie Lithium-ion n’est bien sûr pas anodine : permettant des recharges incomplètes, fréquentes et rapides, elle est tout à fait adaptée à une source d’énergie aussi instable que le soleil… Par ailleurs, le constructeur offre une nouvelle vie à ses batteries en les utilisant comme unités de stockage stationnaire. Les véhicules électriques peuvent ainsi être chargés d’énergie solaire, même quand le soleil ne brille pas.

Un pas de plus vers le zéro carbone

Il ne s’agit plus seulement d’utiliser une énergie verte mais de passer à l’étape suivante, en la produisant soi-même. Elle est d’autant plus simple à franchir qu’en seulement 10 ans, le prix moyen des panneaux solaires a baissé de 90 % (source : Lazard). Sa conception améliorée et standardisée, associée à un fonctionnement et à une maintenance numériques, en font le système à privilégier dans les années qui viennent. En Europe, le solaire est considéré comme un service PPA («Power Purchase Agreement»). Ce modèle commercial permet aux entreprises d'accéder aux avantages du passage à l'énergie solaire sans aucun risque financier. En effet, dans un PPA, le fournisseur finance, construit et exploite le système d'énergie solaire et le client achète l'électricité produite, généralement sur 10 à 25 ans. Le système d’énergie solaire peut être situé sur le toit du client ou à un emplacement hors site («parc solaire»). Il en résulte un partenariat à long terme qui crée de la valeur client pour le fournisseur. Ce dernier, à son tour, offre au client une nouvelle création de valeur, car il sait ce qui est pris en charge.

Après Mjölby, TMH a programmé l’équipement de deux autres bâtiments en Europe. Le constructeur entend également déployer suffisamment largement la solution pour disposer d’une électricité 100 % renouvelable sur l’ensemble de ses sites, et atteindre le zéro émission carbone pour tous ses produits d’ici 2050. TMH espère, de plus, donner l’exemple à ses fournisseurs et ses clients et les convaincre à adopter cette énergie verte, de sa production à sa consommation. On pourrait même rêver, à terme, qu’il sera possible d’éliminer le besoin en énergie fossile en Europe, grâce à ce type de système.

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